Communiqué de Francis WURTZ  du jeudi 11 juin 2009.


 


OUVRIR LE DEBAT DE FOND SUR LE MODELE ECONOMIQUE ET SOCIAL EUROPEEN

Bruxelles, 08/06/09, Les forces conservatrices européennes viennent de remporter une victoire électorale. Elles auraient pourtant grand tort d’y voir un "feu vert" pour la poursuite de leurs politiques actuelles. Ainsi, l’abstention massive exprime-t-elle une crise de confiance de plus en plus aigüe entre les citoyens et l’Europe telle qu’elle se construit ; la banaliser sous prétexte qu’elle laisse les mains libres à ceux qui tiennent les rênes du pouvoir est non seulement indigne du point de vue de la démocratie, c’est dangereux pour l’avenir de la construction européenne elle même. Qui peut imaginer que l’on puisse faire vivre une "union de 27 peuples et nations dans l’indifférence voire l’hostilité d’une grande majorité de leurs citoyens ? Ensuite, le poids des forces de droite dans le nouveau parlement européen résulte non pas d’un plébiscite en sa faveur, mais d’une désaffection croissante du monde du travail et d’une part significative des "classes moyennes" vis à vis de partis siégeant à la gauche de l’hémicycle. Et ce précisément du fait de leur refus obstiné de voir en face la force de l’exigence de ruptures avec la fuite en avant libérale dans l’actuelle Union européenne. Dans ce contexte, je me réjouis de constater que le groupe de la gauche unitaire européenne - gauche verte nordique (GUE-NGL) - compte tenu de la diminution du nombre de sièges dans la nouvelle assemblée - maintient grosso modo le poids qu’il avait sous la précédente législature. Certes, il subit, avec beaucoup de tristesse, les effets de la scission intervenue dans la gauche italienne, qui perd toute représentation au Parlement européen. En revanche, dans nombre d’autres pays, nos partis amis progressent, parfois sensiblement. Loin de considérer que "le clivage entre le oui et le non (aux traités) est dépassé", le groupe GUE - NGL se veut, aujourd’hui comme hier, une gauche qui assume ses choix de gauche, pratique la démocratie citoyenne et œuvre de son mieux au rassemblement autour d’options favorables à un vrai changement. A la veille des élections, M. Jean-Claude Juncker, président de l’ "eurogroupe", soulignait devant ses pairs "le risque d’aller vers un débat de fond sur notre modèle économique et social" - une situation dont il craignait "le caractère explosif". Contribuer à ouvrir un tel débat pour libérer l’expression des exigences de changement devrait être la priorité de la gauche européenne.






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