A propos de l’orchestre de l’opéra de Dijon  du mardi 2 juin 2009.


 


Déclaration à propos de l’Orchestre de l’Opéra de Dijon

En décidant de modifier le statut de l’Orchestre de l’Opéra pour le confier à une association, en le « privatisant » de fait, la municipalité de Dijon hypothèque gravement son avenir. Cette décision intervient après une réduction du nombre de production lyriques qui sont, déjà, passées de sept à neuf par an à cinq seulement. Elle fait suite à la disparition du corps de ballet sans que les débuts d’une nouvelle politique de la danse n’aient vu le jour. Parce que nous protestons contre la politique culturelle du gouvernement (moins de moyens, conception comptable de la culture) nous refusons ce désengagement de la ville par rapport à la Culture, qui porte en lui la disparition, à terme, de cette formation et à plus forte raison de la perspective de voir se construire, un jour, en Bourgogne un Orchestre national de région avec à sa tête un chef permanent. La qualité même de l’enseignement dispensé au Conservatoire J.-P. Rameau en pâtirait, de nombreux musiciens étant également enseignants. L’auditorium, outil reconnu de création et de diffusion musicale, se verrait, alors, ravaler au rang d’une simple salle de spectacle à l’instar du Zénith dédié aux organisateurs de « tournées ». C’est ainsi que les territoires meurent. Les orchestres permanents, assurant une mission de service public, ne se compteront bientôt plus en France que sur les doigts des deux mains, avec ce que cela emporterait de régression en ce qui concerne la décentralisation culturelle. Dijon, capitale régionale, doit garder le sien. En matière de Culture, comme en matière de santé ou d’éducation, une logique strictement comptable est en effet toujours néfaste. D’autres choix budgétaires sont possibles, au nom de l’intérêt général. En période de crise, faire le pari de la Culture demeure un choix responsable, raisonné et porteur d’espoir. Nous demandons en conséquence au Conseil municipal de revenir sur sa décision. Nous demandons aux Dijonnais, aux Bourguignons et aux amis de la scène dijonnaise d’où qu’ils soient de lui manifester leur réprobation. Nous assurons les musiciens et leurs syndicats de notre disponibilité pour agir à leurs côtés pour préserver leur statut, leur droit de vivre et le droit d’accès des citoyens à une production culturelle de qualité. Nous demandons enfin au Conseil régional et au Conseil général de contribuer par leur propre engagement financier à un changement de décision de la ville de Dijon par rapport à l’Orchestre.

Nelly Goby et Georges Vayrou : PCF 21 Najate Haie : Solidarités 21 Allain Graux : Parti de Gauche






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