Conseil Régional du 24 septembre 2007 : voeu Thomson  du vendredi 16 novembre 2007.


 


Situation des salariés de Thomson Genlis - Côte d’Or

En décembre 2003, après plusieurs restructurations du groupe (fermeture du site d’Auxonne), environ 1 100 salariés travaillaient sur le site de Genlis.

En 2004, Thomson annonce son désengagement du site de Genlis menant une politique de délocalisation et de restructuration de ses activités.

Une convention de ré-industrialisation est signée entre Thomson et l’Etat, Thomson s’engageant à la création de 256 emplois, un comité de pilotage économique sur le Val de Saône (7 cantons concernés), Copieval est signé entre les différentes collectivités : son objectif est la création de 700 emplois sur le Val de Saône, une enveloppe de 20 millions d’euros (fonds publics) est disponible ; 12,35 millions d’euros sont utilisés, au terme de la convention. Le bilan est mitigé. Un copiéval 2 est signé en mars 2007 (2007 - 2009) et prévoit une nouvelle enveloppe de 20 millions d’euros et 10 millions de crédits exceptionnels soit 30 millions mobilisables au service de l’emploi et du développement économique d’un territoire en grande difficulté.

Depuis 2004, les effectifs de Thomson ont diminués de 507 salariés.
-   148 ; licenciés en pré-retraite
-   260 licenciés plans de départs volontaires (89 en formation, 123 en nouvel emploi, 48 en création d’entreprise)
-   99 salariés ; en cession ; Thomas Electronis et Metalis
-   22 salariés sur dossier de ré-industrialisation du site.

En novembre 2006, le groupe Thomson annonce de nouvelles suppressions d’emplois : 297 d’ici fin juin 2007, avec comme plan de licenciements :
-   départ en pré-retraite (environ 80)
-   départs volontaires : 130
-   et un projet de reprise de certaines activités par des entreprises (86 salariés concernés).

Fin juin 2007, malgré les inquiétudes, les alertes et les propositions portées par les représentants des salariés (syndicats), durant les mois précédents, ce sont 36 salariés sur 45 concernés qui ont reçu leur lettre de licenciement.

-   Alors qu’un contrat de ré-industrialisation et le Copiéval ont été mis en place, que d’importants financements publics sont disponibles , afin d’éviter licenciements et chômage des salariés de Thomson ;
-   alors que le groupe Thomson réalise des profits, et que sur d’autres sites français l’entreprise a maintenu salaires et/ou emploi des salariés jusqu’à leur emploi dans d’autres entreprises (vidéoglass) ;
-   Alors que le groupe Thomson s’est engagé dans des reprises de ses activités par d’autres entreprises sur le site, déjà de vives inquiétudes se font jour sur le devenir des activités cédées récemment. De lourdes menaces pèsent sur les salariés, les entreprises se rejetant la responsabilité de la situation pour finalement conclure des arrangements sur le dos des salariés. De nouveaux licenciements sont programmés.
-   Alors que des moyens existent, notamment au travers de COPIEVAL 2 , alors que Thomson déclarait aux représentants des salariés être prêt à assumer ses responsabilités en consacrant les moyens nécessaires à la pérennisation de l’ensemble des emplois, la mobilisation des acteurs du Territoire proposée par les représentants des salariés a été écartée avec le soutien actif des représentants de l’Etat, allant jusque dans l’entreprise convaincre les salariés du bien-fondé de leurs licenciements.
-   Alors que des projets d’installation de nouvelles entreprises sur le bassin d’emploi de Genlis sont en perspective (notamment une entreprise de logistique à Fauverney avec 250 emplois d’ici fin 2008) et qu’il a été annoncé que les salariés de Thomson pourraient être prioritaires pour l’embauche.
-   Alors que des sommes importantes sont engagées par l’Etat et les collectivités locales, dont celles du Conseil Régional, que des propositions ont été exposées par les représentants des salariés, auprès de la direction de Thomson, et de la Direction départementale du Travail. Il y a lieu d’exiger que les engagements pris par le groupe Thomson, l’Etat, auprès des salariés de Thomson et de leurs représentants soient respectés, que les informations et la concertation avec l’ensemble des salariés soient réellement effectives, que toutes les propositions soient examinées.

Aussi, le conseil Régional, réuni le 24 septembre 2007 demande au représentant de l’Etat en Côte d’Or, de mettre tout en œuvre, pour que le groupe Thomson respecte les engagements pris auprès des salariés en terme de formation, et d’emploi pérenne sur le site et le bassin d’emplois sans chômage et sans rupture de revenus.






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