Ecole : le choix Sarkozy : accroître les inégalités  du mercredi 19 septembre 2007.


 


Ecole  : le choix Sarkozy : accroître les inégalités

Dès aujourd’hui on voit les effets des restrictions précédentes : options supprimées en collège et lycées, absences de remplaçants, fermetures de classes et classes surchargées, alors qu’avec le baby-boom de l’an 2000, les effectifs d’élèves augmentent.

L’école maternelle est particulièrement touchée : le ministère veut progressivement éliminer la scolarité avant 5 ans. Pourtant, la scolarisation précoce est un gage de réussite surtout pour les enfants dont les parents n’ont pas fait d’études longues et ne peuvent pas «  préparer le terrain » pour le CP : reconnaître des sons et des lettres, maîtriser le langage scolaire, savoir classer, etc. Le monde de demain nécessite de former des adultes très instruits, et non pas de torpiller l’école  !

L’école est en grande difficulté pour faire réussir tous les élèves. C’est un fait. Mais cela ne peut servir de prétexte à l’abandon de l’objectif de réussite pour toutes et tous. Cela appelle au contraire à redoubler d’efforts.
L’éducation est un investissement décisif pour notre pays qui mérite que les personnels, les parents, les lycéens et étudiants soient associés aux décisions capitales qui la concernent.

L’investissement dans l’éducation, c’est vital !
Pour cela, les communistes proposent de doubler le budget du ministère de l’éducation, c’est largement faisable quand on sait qu’au lieu de faire des cadeaux aux banques, l’Etat, remboursant sa dette à taux zéro, économiserait 40 milliards d’euros !

Pour combattre les inégalités : mettre en échec les recettes libérales !
Le baratin médiatique sur la baisse du prix des stylos dans les magasins pour la rentrée ne masque pas la réalité la pénurie de moyens nationaux renforce les inégalités entre élèves, entre familles, entre territoires, entre établissements.

Les conditions d’enseignement vont s’aggraver chez les moins riches. La proportion de fermeture de poste est plus importante dans l’éducation nationale que dans l’enseignement privé financé par l’argent public : les priorités du gouvernement sont claires ! En milieu rural, comme en zones d’éducation prioritaire, pour maintenir des effectifs raisonnables en école élémentaire, on est en train de fermer des classes de maternelle ! La suppression de la carte scolaire et les réformes sur « l’autonomie des établissements » servent à mettre les établissements en concurrence, à favoriser une élite au détriment d’une formation de qualité pour tous. L’aide aux élèves en difficulté ne doit pas être supprimée ni transférée hors de l’école : l’école pourrait assurer l’égalité, il lui faut les moyens pour le faire.

On n’en prend pas le chemin lorsque le ministre et les gens qu’il nomme au H.C.E (Haut Conseil de l’École) se contentent de dire que l’école primaire ou le collège ne sont « pas assez efficaces ». C’est plus facile pour la droite de désigner des boucs-émissaires que de prendre les décisions politiques qui s’imposent.

Par exemple pour lutter contre l’échec et les inégalités scolaires, il faut développer comme nous le proposons, la formation d’enseignant, la recherche en éducation, inventer de nouvelles méthodes, aider les élèves en difficulté. Les communistes mettent leurs propositions en débat, au service des luttes, de tous ceux qui veulent construire une autre école pour une autre société : la brochure du « projet communiste pour l’école » est un premier atout pour combattre la politique libérale de Sarkozy


Le ministre Darcos annonce la suppression de 11.200 nouveaux postes pour l’école pour l’année scolaire 2008/2009 appliquant ainsi les directives de N. Sarkozy qui enjoignent aux ministres de ne remplacer qu’un poste sur deux départs en retraite - 2 sur trois dans l’Education nationale. Il est vrai que là il s’agit d’accroître le traitement de choc déjà engagé. Ce sont déjà 34 535 postes qui ont été supprimés depuis 2003.

Nicolas Sarkozy a pris sa plume pour s’adresser aux enseignants.
Dans cette lettre ouverte, il dit un peu tout et son contraire ; porte des jugements tranchés sur la pédagogie, les rythmes scolaires, les bienfaits de telle ou telle matière, la nécessité du respect et l’introduction de règles de comportement qui fleurent bon l’école de Jules Ferry. Comme à son habitude, il n’a cure des connaissances et des recherches en cours : recherches pédagogiques, connaissances et expérience des enseignants eux-même.
Ses souvenirs et son intuition lui suffisent. Il y aura beaucoup à dire sur ces différents sujets. Une chose est certaine, concilier des exigences d’excellence dans tous les domaines avec la réduction drastique du nombre de postes, engager l’extinction à terme de la carte scolaire, remettre en cause sans alternative discutable, le collège unique, ce sont des mesures qui ne plaident pas pour une école de la réussite pour tous mais pour une école des inégalités renforcées.





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