Fiscalité  du vendredi 9 février 2007.


 


Réaction d’Isabelle De Almeida au journal Le Bien Public

Monsieur,

A la lecture de votre article sur l’ISF en Côte d’Or, dans le journal du 30 janvier, je suis interpellée par le fait que toutes les formations politiques (ou leurs élus) ne soient pas invités à donner leur point de vue. Aussi, je me permets de vous envoyer mon point de vue sur cet impôt.

Je pense tout d’abord que le débat sur la fiscalité doit prendre de la hauteur, et être posé comme un choix de société. Aussi, peu importe pour les électeurs de savoir, si tel ou tel élu ou candidat paie l’ISF, mais plutôt, leurs propositions en matière de fiscalité et l’ISF fait partie d’un ensemble. L’Humanité Dimanche a proposé un dossier très riche sur cette question « Dis moi qui tu taxes, je te dirai quelle France tu veux ! ». Voici les vraies questions à poser aux candidats. Concernant l’ISF, il faut savoir qu’on peut comme François Pinault, cinquième fortune de France y échapper en toute « légalité », avec toutes les exonérations accordées aux actionnaires, en sous-évaluant son patrimoine... L’ISF comme « solidarité » a été vidé de son contenu, et certains voudraient encore l’assouplir ou le supprimer. Quid de l’égalité entre les Français, quid des services publics, des équipements nécessaires dans nos villes.

Au contraire, je pense qu’il faut redonner un véritable sens à cet impôt et qu’il participe réellement à la redistribution des richesses. Je propose de doubler le taux pour les tranches entre 750 000 euros et 1 200 000 euros et le tripler au-delà ; et bien sûr supprimer le fameux bouclier fiscal dont fait partie l’ISF.






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