Déclaration de Isabelle Graptin pour le groupe des élu-e-s communistes et républicains de Chenôve  du samedi 29 juillet 2006.

dans le magazine semestriel "Chenôve - Vie et Saisons de notre ville - été 2006"
 


DANGER POUR LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Un grand danger menace l’ensemble de nos villes, départements et régions de France, il concerne chaque habitant, élu et citoyen dans sa vie quotidienne :

le Gouvernement veut étrangler les collectivités locales !

La loi de finance 2006 a mis en place des mesures gravissimes pour les budgets :

-  bouclier fiscal,
-  plafonnement de la taxe professionnelle,
-  dotations de l’Etat sous surveillance rapprochée...

Un ensemble de mesures pour mettre en péril l’autonomie financière des collectivités locales, alourdir leurs charges et réduire leurs dépenses publiques.

Avec le projet de loi de finances 2007, l’asphyxie programmée des finances locales est à marche forcée. Avec cynisme, les collectivités locales sont injustement rendues responsables des déficits publics. Résultat : leurs dépenses sont mises en garde à vue : le pacte "de croissance et de solidarité" qui les liait à l’Etat, même de façon insatisfaisante, est rompu ( la principale dotation de l’Etat est autoritairement bloquée à un indice d’inflation inférieur à l’indice des dépenses communales ) ; les concours financiers passent à la guillotine. Cet autoritarisme est "inadmissible et inacceptable" pour toutes les associations d’élus.

Voilà où conduisent les logiques politiques d’obéissance à toutes les nouvelles étapes brutales de domination des marchés financiers. Elles provoquent partout où elles sont mises en oeuvre la casse des services publics, des dégâts sociaux et humains considérables, des reculs de civilisation.

Les collectivités locales peuvent être des creusets de résistance au libéralisme.

Dans leur diversité, elles sont un socle essentiel de la République, de ses idéaux de liberté, d’égalité, de fraternité. Leur proximité et leur vitalité culturelle et sociale, leur rôle économique pour l’emploi, pour l’investissement public font des collectivités locales un moteur essentiel à notre pays, à son peuple et à leur avenir. Mais, elles sont un obstacle à la "concurrence libre et non-faussée", il faut donc briser leur rôle solidaire et mettre au pas la démocratie locale.

C’est l’étincelle à une explosion, sans précédent, des impôts locaux des ménages.

Tous les élus et citoyens (de Chenôve et d’ailleurs - NdT) sont concernés : la colère est forte mais elle ne suffit pas pour repousser le danger et gagner la partie. Il faut donner du souffle aux finances locales. Il faut moderniser la fiscalité locale pour garantir le présent et (assurer) l’avenir des collectivités.

L’économie d’aujourd’hui doit participer de manière citoyenne au développement des hommes, des territoires, des services publics. Cela permettra de favoriser les entreprises les plus dynamiques pour l’emploi et les investissements productifs, publics.

Partant de ce choix politique qui demande volonté et courage, nous, élus et parlementaires communistes et républicains, nous proposons une solution audacieuse qui peut être concrètement mise en oeuvre :

taxer les catifs financiers des entreprises.

En appliquant un taux modeste de 0.5% sur les actifs financiers : 25 milliards d’euros seront disponibles pour les collectivités locales par une péréquation solidaire.

Cette solution de modernisation de la fiscalité locale peut être un élément clef d’une réforme profonde des finances locales devenue indispensable. L’heure est au rasemblement des maires et élus de France, des habitants et des citoyens, avec toutes les convergences utiles dans notre pays et en Europe, pour changer la donne et exiger la taxation des actifs financiers. Nous mettons à la disposition de tous, la proposition d’une grande manifestation nationale, à Paris, le samedi 18 novembre prochain.






Imprimer Imprimer cet article.

 
  © PCF21 - 2004/15 SPIP  
 
non à la loi DADVSI
Parti Communiste Français
de Côte d'Or
3, place Abbé Chanlon
21000 Dijon
Tél.: 03 80 53 11 35
Fax : 03 80 53 11 37