Déclaration du groupe Communiste à propos de ce qui se passe en Israël et en Palestine lors du Conseil Municipal de Dijon du 26 Juin 2006   du lundi 3 juillet 2006.


 


Nous rappelons que la ville de Dijon fait partie de l’Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix et nous nous inquiétons de la situation catastrophique dans laquelle est le peuple palestinien : elle se doit d’intervenir. En effet depuis des années le processus de paix est stoppé, et la « feuille de route » soutenue par le Quartet (Organisation des Nations Unies, Union Européenne, Etats-Unis, Russie) est au point mort : les violences, les destructions de vies humaines, l’annexion des territoires palestiniens continuent (construction du Mur et projet de tramway par Israël). De plus, la décision de l’Union Européenne de stopper les aides à l’Autorité Palestinienne sanctionne le peuple palestinien, et ne peut qu’aggraver les tensions internes, appauvrir un peuple déjà durement touché par le chômage et la non-satisfaction de ses besoins vitaux, et mettre en péril les services à la population : santé, école, etc.... Ainsi, dans ce contexte, la lueur d’espoir qui s’amorce avec le plan de paix rédigé par les prisonniers Palestiniens (notamment ceux membres du Fatah -dont Marwan Bargouthi- et du Hamas) et que le Président Mahmoud Abbas veut faire approuver par référendum, doit être soutenu et encouragé par la Communauté Internationale. C’est pourquoi notre groupe souhaiterait que le Président de la République Française, le Gouvernement et l’Assemblée Nationale agissent en faveur :

—> de l’intervention de la France auprès de l’Union Européenne jusqu’à l’annulation la décision prise le 10 avril 2006 (suspension de l’aide à l’Autorité Palestinienne).

—> du respect de la clause des droits humains qui conditionne l’accord d’association conclu entre l’Union Européenne et Israël, et de suspendre l’accord le cas échéant.

—> de l’intervention ferme et déterminée de la France dans le processus politique pour une paix juste et durable au Proche-Orient. La « feuille de route » acceptée par le Quartet le permet, et le plan dit « initiative des prisonniers » va dans ce sens.

—> l’intervention de la France pour le démantèlement du Mur d’annexion, condamné par l’Organisation des Nations Unies et par la Cour internationale de Justice.

—> de l’intervention auprès des entreprises françaises Alstom et Connex afin qu’elles renoncent à leur participation au projet de tramway israélien à Jérusalem.






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