Conseil Municipal de Dijon du 27 Juin 2006 : Déclaration de Michel Julien à propos du budget supplémentaire  du mardi 27 juin 2006.


 


Monsieur le Maire, Mes chers collègues,

Je ne peux m’empêcher de profiter du vote de ce budget supplémentaire, sur lequel nous n’avons pas de remarques essentielles à émettre ( et que nous voterons donc ), pour redire ici notre inquiétude face au danger qui menace nos villes, un danger qui concerne chaque habitant, chaque élu et citoyen dans sa vie quotidienne. Je veux parler de l’étranglement financier des collectivités locales qu’effectue le gouvernement. La loi de finances 2006 avait déjà mis en place des mesures gravissimes pour nos budgets : rappelez-vous bouclier fiscal, plafonnement de la TP, dotations de l’état sous surveillance, allègement de l’ISF... Ensemble de mesures cohérent qui met en péril l’autonomie financière des collectivités. Dans le même temps les impôts sur la consommation : TVA, TIPP,.. qui frappent en premier lieu les familles pauvres modestes et moyennes continuent de croître. Ne constituent-elles pas 54% des recettes de l’état ! Pour 2007, ce que nous savons de la loi de finances peut nous faire craindre le pire. (-15000 fonctionnaires déjà annoncé) ; et pour les collectivités : diminution des recettes, volonté de remettre en cause le pacte de croissance et de solidarité, encadrement des dépenses alors que l’état continue à accroître par des transferts les charges des collectivités locales.

Ce constat n’est pas que le fait de quelques uns ; car aujourd’hui l’AMF, l’ARF, l’ADF, l’APVF expriment plus ou moins fortement leur mécontentement et commencent à envisager elles aussi la nécessité d’une réforme en profondeur des finances locales. D’ailleurs, notre proposition de taxation des actifs financiers ( que notre groupe n’a eu de cesse d’évoquer en ce même lieu) est écoutée de mieux en mieux car sans celle-ci ( donc sans moyens financiers nouveaux) nous continuerons à voir une France coupée en 2. D’un côté, celle des cadeaux fiscaux ( voire des paradis !), celle des supers profits des grands groupes, celle des salaires ou des primes indécents et puis de l’autre côté une France du chômage, de la flexibilité, des salaires de misère ; une France où logements, santé, éducation..seront de plus en plus un luxe auxquels beaucoup n’auront pas accès. Et ce sont les collectivités qui sur leurs finances réduites devront compenser ces injustices.

Vous le voyez, cette question d’une réforme fiscale en profondeur est à notre avis l’enjeu majeur des échéances électorales à venir. Il est indispensable de donner aux collectivités des ressources nouvelles issues de la sphère financière, intouchable aujourd’hui.

Dijon n’est pas épargné et ne devra pas être à l’écart de cet enjeu ; et j’espère que les Dijonnais sauront écouter ce message et qu’ensemble nous apporterons notre pierre à la construction d’une société de justice sociale, de justice fiscale et donc de solidarité.






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