TRW : Une fermeture et des licenciements inacceptables.  du jeudi 28 mars 2013.

La loi doit interdire un pareil gâchis social et industriel !
 


L’histoire du groupe américain TRW, spécialisé à l’origine dans le militaire et le spatial (deux secteurs ultra-juteux), est typique du "jeu de Monopoly" auquel se livrent les grands groupes capitalistes.
Une seule règle : Le gagnant est celui qui parvient à augmenter son taux de rentabilité financière, donc à distribuer des dividendes, donc à attirer les actionnaires et autres fonds d’investissements, donc à grossir jusqu’à pouvoir faire tomber ou acheter les concurrents et continuer ainsi à faire du fric, toujours plus de fric.
Selon cette logique, les investisseurs baladent leurs capitaux au gré des opportunités.
De ce point de vue et dans la situation actuelle, l’industrie automobile ouest-européenne n’a plus leur faveur. D’une part, les marchés se contractent par manque de pouvoir d’achat des consommateurs.
D’autre part ils "trouvent" en Europe de l’Est des salaires nettement plus faibles qu’ici. Donc ils se débarrassent des segments à faible rentabilité, ou ordonnent la délocalisation.
Pour eux, peu importent l’avenir de nos entreprises, le sort des salariés, l’équilibre de nos territoires, la santé de notre industrie, notre capacité à répondre aux besoins humains.
C’est inacceptable, nous ne devons pas l’accepter !

Les porte-parole du groupe essaient de nous faire croire que les "difficultés" de TRW-Longvic tiendraient à des causes technologiques et industrielles.
Les systèmes d’assistance hydraulique étant remplacés par des systèmes électriques, l’appareil productif dédié à l’ancienne technologie constituerait une "surcapacité de production". Donc on ferme toute l’usine et on vire tous les salariés ?!...
Cet "argument" est inadmissible :
1°) TRW-Longvic a amplement démontré qu’elle était capable d’assurer par elle-même une reconversion de ses capacités matérielles et humaines pour les consacrer entièrement à la production des nouveaux systèmes.
2°) Même si l’argument technologique avait la moindre consistance, ce ne devrait pas être aux salariés de payer l’incompétence des dirigeants de l’entreprise ! 3°) Ce sont pratiquement toutes les usines ouest-européennes du groupe qui sont délocalisées à l’Est, il ne s’agit pas d’une simple histoire de "valves électriques" !...

L’affaire est entendue : nous sommes bel et bien devant une annonce de fermeture d’entreprise et de licenciements massifs uniquement motivés par l’exigence de rentabilité financière des détenteurs du capital, alors même que l’entreprise, au plan économique, est tout à fait performante et viable.
Oui, il faut interdire un pareil gâchis social et industriel !

C’est le sens de la "Proposition de loi tendant à interdire les licenciements boursiers et les suppressions d’emplois abusives" déposée par les députés communistes et du Front de Gauche sur le bureau de l’Assemblée Nationale.
Nous appelons les salariés et tous les citoyens à partager cette exigence et à soutenir sous toutes les formes possibles l’initiative de nos députés.
Nous sommes persuadés que nous pouvons l’imposer, à condition bien sûr de nous rassembler le plus largement possible et d’agir ensemble. Des points d’appui existent.
Quand ils étaient dans l’opposition, les députés socialistes avaient approuvé une semblable proposition. Maintenant qu’ils forment la majorité gouvernementale, il faut qu’ils aient le courage de l’adopter.

En attendant, il est vital de refuser purement et simplement la perspective de la fermeture de TRW-Longvic et les licenciements.

Dès lors que ce combat-là sera mené, les communistes en seront solidaires.

Concernant l’avenir du secteur automobile, il n’est pas question pour nous de nier la gravité et l’ampleur des enjeux et des problèmes. Un grand débat national et européen doit s’instaurer.
Mais on peut déjà affirmer ceci : La baisse du pouvoir d’achat des salariés et les politiques d’austérité conduisent à une récession qui fait particulièrement mal au secteur automobile.
Contrairement à ce que prétend le Président de la République, ce n’est pas un mauvais moment à passer avant on ne sait quelle reprise européenne pronostiquée à la fin de l’année.
C’est un cycle infernal qui nous conduira à la catastrophe si on ne change pas de cap dès maintenant. C’est à ce changement de cap que le Parti Communiste, avec le Front de Gauche, consacre ses efforts.






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