UNILEVER : ni responsable socialement , ni écologiquement , ni fiscalement !   du mercredi 20 février 2013.


 


UNILEVER, on connait bien ici, à Dijon et en Bourgogne !

-  C’est la multinationale qui a licencié plus de 250 salariés en 2009 en fermant son entreprise AMORA à Dijon et à Appoigny dans l’Yonne
-  Et qui délocalise à tour de bras pour mieux engraisser ces actionnaires.
-  Et c’est la multinationale qui ne veut pas céder la marque ELEPHANT aux salariés de FRALIB en lutte pour la sauvegarde de leur entreprise et des emplois à Géménos dans les Bouches-du-Rhône.
Les salariés ont en partie gagné contre le géant de l’agroalimentaire : la coopérative est en création, les collectivités locales ont acheté l’usine ...
Mais UNILEVER préfère polluer pour rester le seul et unique producteur de thé et tisane en France plutôt que de céder la marque.

La preuve, c’est le parcours de la tisane au tilleul ! Plutôt que de se fournir comme avant dans le sud de la France (et avec des produits naturels),

-  le tilleul est importé d’Amérique Latine,
-  puis direction l’usine allemande,
-  puis direction la Pologne et la Belgique, pour la mise en sachets.
-  avant cela, il aura fallu faire venir les emballages d’Allemagne et de Suisse (c’est ainsi, avec une base en Suisse qu’UNILEVER échappe en grande partie à l’impôt en France).
-  et ensuite, tout est acheminé à Dijon, dans un lieu de stockage, une centrale d’achat (je ne sais pas où ?),
-  pour les distribuer dans les supermarchés de France ...

et tout cela se fait par camion.


Alors que le projet des salariés de FRALIB lui propose de réduire l’empreinte carbone en faisant fonctionner les circuits courts et en utilisant les productions locales.
UNILEVER peut toujours afficher à grands coups de "plan com" ses objectifs de diminution de son empreinte carbone, ou envoyer son PDG siéger dans une commission sur le développement durable à l’ONU et soutenir financièrement et grassement, (d’après la presse locale dijonnaise) le projet de Cité gastronomique à Dijon, NON , décidément NON, le blason d’UNILEVER ne sera pas redoré par tous ces artifices !
Ces méthodes de grands groupes, ceux de l’agroalimentaire en particulier doivent être contestées, et appellent le contrôle et l’intervention des pouvoirs publics, des salariés, des élus et des citoyens et nécessitent des lois favorisant l’emploi, la production industrielle, le respect de l’environnement et des conditions de travail et des salaires décents.

Le PCF de Côte d’Or apporte tout son soutien aux salariés de FRALIB ainsi qu’à tous ceux et celles, population, élus, organisations qui participent à la mobilisation pour que la coopérative vive.

Il s’engage, avec ses militants, avec le FRONT de GAUCHE et aux côtés de tous ceux et celles, notamment les organisations syndicales, à la mobilisation pour l’emploi de tous et toutes avec des salaires décents, pour la sécurisation du travail, et le développement d’une véritable politique industrielle dans notre département.

Le PCF appelle, dès le 27 février, les sénateurs de Côte d’Or à voter la loi sur l’amnistie sociale qui sera présentée au sénat par le groupe CRC (une lettre ouverte est disponible), et il interpelle tous les parlementaires à ne pas retranscrire l’accord sur la flexibilité initié par le MEDEF dans la loi (un appel de personnalités et d’organisations progressistes est en circulation).
D’autres propositions permettant de sauvegarder l’emploi et l’industrie sont sur les bureaux du Sénat et de l’assemblée nationale, portées par une majorité de salarié-es en lutte, de jeunes précaires ... , il est temps , grand temps de les voter !

Les communistes de Côte d’Or seront également présents et appellent à la mobilisation organisée par les syndicats dont la CGT et FO , non signataires de l’ANI, et rejoints par la FSU et Solidaires le 5 mars, à Dijon .






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