Traversée du TGV Rhin Rhône  du mercredi 5 avril 2006.


 


Intervention d’André GERVAIS au conseil municipal de DIJON du 27 mars 2006 : avis sur la traversée du TGV Rhin Rhône branche ouest et nouvelle gare.

Tout d’abord je rappellerai que ce soir nous ne votons pas sur le choix d’une gare mais nous donnons un avis comme d’autres collectivités ; la décision finale reviendra au ministre, à la SNCF.

L’avis que nous donnons ce soir est aussi important que celui de nos prédécesseurs, lors du passage du canal de Bourgogne (le port de Dijon assurait l’essentiel du trafic FRET notamment pour alimenter la ville en charbon et matériaux) en1883, ou que la bataille qu’ont eu à mener les élus de l’époque pour gagner le passage de ligne PLM par Dijon, et le reste de l’étoile ferroviaire achevée en 1877.
Ces choix ont permis l’essor économique de Dijon et de la Côte d’Or. Une autre étape a été franchie avec les premiers TGV en 1983.

Aujourd’hui nous nous prononçons pour des liaisons rapides avec des grandes villes de France et d’une partie de l’Europe.
Ce soir nous ne faisons pas le choix d’une gare, ce serait réducteur ; nous validons un projet global de développement. Le TGV Rhin Rhône est un projet de niveau international constitué de trois branches devant accueillir des liaisons d’intérêt européen Nord-Est, et Est-Ouest. C’est la réalisation d’une étoile ferroviaire centrée sur la capitale régionale.

Cette réalisation, en améliorant les performances du système ferroviaire national, permet un meilleur équilibre des modes de transport (par rapport au routier) et apporte une solution au transport collectif de grande capacité respectueux de l’environnement. C’est le choix essentiel à confirmer, gagner, concrétiser.
Nous nous plaçons résolument dans le choix du ferroviaire dans toute sa dimension : TER, Grandes lignes inter-régionales et nationales, TGV. Dans l’inter modalité avec les réseaux de transports en commun urbains et départementaux.
Sans occulter la nécessaire réflexion FRET car il faudra bien revenir à une politique de volume, donc la question du TRANSIT et du traitement du FRET dans l’agglomération. Nous devons nous positionner en fonction de cette perspective. C’est un nouveau grand pas dans le choix de reconquête du transport en commun, dans le cadre d’un service public.
Lorsque je dis nouveau pas, le premier ayant été fait lors du choix du tracé :passage dans Dijon intra-muros. Le ministre des transports J C Gayssot avait répondu à la demande unanime des élus pour l’intérêt des dijonnais, en retenant le passage urbain et en laissant de côté les 3 hypothèses qui contournaient Dijon.
Le tracé urbain étant corollaire au choix de la gare ( quel intérêt un tracé urbain et une gare en dehors ?) . Certains ce soir découvrent le projet, alors que des discussions, des réunions ont été conduites par la mission TGV il y a plusieurs années, certes pas par la municipalité du moment.
Je rappellerai que le dossier d’études préliminaires de la DDE sous l’égide du préfet indiquait clairement que si la gare était positionnée sur la ligne de Nancy, ailleurs que Porte Neuve, il y aurait lieu de maintenir cette gare ou au mieux de la déplacer près de la rue de Mirande.

La question essentielle c’est la réaffirmation du fuseau urbain, incluant une gare urbaine sur un couloir TGV constituant la première étape fonctionnelle de la branche ouest en se situant dans le choix de la complémentarité TER, TIR, TGV. Tout en voyant l’intérêt de développer moderniser la liaison Luxembourg-Lorraine-Dijon, ce que permet le choix de porte Neuve. C’est pour cela que la totalité de la délibération est importante puisqu’elle rappelle l’engagement du Contrat de plan État Région à porter la vitesse à 220km/heure entre Dijon et Lyon et de proposer pour le prochain contrat la mise à 200km/heure entre Dijon et Metz.
C’est la perspective d’une vraie gare urbaine la plus près de la gare de Dijon ville que nous soutenons, la distance doit être la plus courte possible, et la plus facile, c’est la même règle, dans toutes les villes où il y a plusieurs gares.
Ne prenons pas de retard, ne nous trompons pas de question, l’aspect essentiel du rapport c’est la réaffirmation de la réalisation complète du projet TGV Rhin Rhône, ces trois branches dans l’ordre, Est-Ouest-Sud, projet à dimension européenne, son financement n’est et ne sera pas une petite question, l’Europe doit montrer son efficacité en s’engageant fermement sur le financement de l’ensemble.






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