Quel positionnement par rapport au transport aérien, l’aéroport de Dijon-Longvic ?  du mercredi 15 mars 2006.


 


Lors de la derniére réunion des élu-e-s communistes de l’agglomération, nous avons abordé la question du transport aérien, et de l’aéroport de Dijon-Longvic.

A l’heure actuelle, l’aéroport est exploité, par concession, par la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie), avec une activité réduite [1] depuis le départ de la ligne Low Cost (bas coût) Dijon-Londres (compagnie BUZZ).

Le déficit d’exploitation est supporté par les collectivités [2]. On est en droit de s’interroger sur le service rendu, sans compter les nuisances pour les populations. L’aéroport adossé à un aéroport militaire n’est en principe pas touché par la loi de décentralisation, cependant il est quand même possible que le Conseil Régional en devienne l’autorité concédante.

Sur la base d’une étude de la CCI, un projet est présenté, nécessitant des travaux (15,5 Meuros) et toujours sur une activité Low Cost, complétés de lignes intérieures, d’une offre "Affaire et Charters". Le déficit [3] d’exploitation et le soutien aux compagnies seraient réarti en quatre parts égales : Grand Dijon, Conseil Général, Conseil Régional, CCI.

Sur le fond, nous, élu-e-s communistes, n’excluons aucun mode de transports, mais rappelons que l’activité Low Cost se construit sur la base de déréglementation, de concurrence, de risques (passage d’une logique de sécurité à une logique du risque calculé) de politique sociale au rabais. Nous sommes pour un service public de transport tel qu’il existait avec Air France et Air Inter. Le service rendu touchera une clientèle aisée, et économiquement il n’y aura que peu de retombées lorsque l’on sait que le trafic s’opère que sur des minorités d’aéroports, possédant des HUB et que les autres n’ont que le moins rentable (50% du trafic international est concentré sur 25 aéroports sur 6000 pour les voyageurs, et 15 aéroports sur le FRET).

La réflexion ne doit-elle pas porter sur la recherche d’une liaison par train et sur un aéroport dans la zone du réseau métropolitain retenue par l’ex DATAR aujourd’hui DIACT [4] ?

Le financement du transport aérien pour les affaires, limité à un nombre réduit de catégories devrait s’équilibrer financièrement par eux-mêmes, pour l’essentiel, sans un appel excessif aux fonds publics des collectivités territoriales.

Au niveau du Conseil Régional, les élu-e-s communistes n’ont pas pris part au vote pour la poursuite de ce projet au Grand Dijon dans le débat d’orientation budgétaire, nous avons posé ces interrogations, exprimé nos réserves dans l’attente d’un débat. Dans ces conditions, il nous semble difficile de s’engager sur le projet de la CCI.



André GERVAIS,(JPG)

conseiller communautaire du Grand Dijon,

adjoint au maire de Dijon, délégué à :

* l’équipement urbain,

* la circulation,

* la protection et la sécurité civiles,

délégué des quartiers : Larrey - Eiffel - Fontaine d’Ouche.




[1] moins de 10 000 passagers en 2004

[2] 900 000 euros en 2004 répartis : 36,7% Grand Dijon, 20% Département, 23,3% CCI. Cette répartition entraîne la vote contre de plusieurs communes de l’agglomération

[3] déficit estimé à 4,3 Meuros sur 10 ans, les aides de 4,7 Meuros aux compagnies low-cost se feraient sous forme de subventions de campagnes publicitaires

[4] réseau Rhin-Rhône : Dijon, Besançon, Belfort, Montbéliard, Muhlouse-Bâle, et les liaisons rapides entre ces villes assurées par train



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