Précarité de l’emploi  du mercredi 8 février 2006.


 


Déclaration de Isabelle DE ALMEIDA au Conseil municipal de Dijon du 30 janvier 2006

A partir de ce dossier, je voudrais faire plusieurs remarques. Tout d’abord, nous voyons bien quelle politique ce gouvernement développe et met en place, à marche forcée : la précarisation partout.

D’un côté, il prive les collectivités locales, dont Dijon, des moyens nécessaires pour développer le service public, et donc l’emploi des fonctionnaires, statutaires, avec un salaire décent, comme l’exigent les syndicats de salariés de la fonction publique en se mobilisant le 2 février pour demander une augmentation de salaires (au niveau de l’inflation) et un rattrapage du pouvoir d’achat depuis 2000.

De l’autre, il favorise, à grand renfort d’annonce et de « carottes » financières, la précarisation de l’emploi, avec comme objectif : flexibilité, baisse du coût du travail, et radiation des listes de l’ANPE (la date butoir du 1er mars en est la preuve). Mais le gouvernement n’en reste pas aux mesures Borloo et a décidé de modifier, de casser le code du travail (remettant en cause le CDI).

Après le CNE, c’est le CPE, soit la précarité généralisée, comme en appelle de ses vœux Mme Parisot. Chacun le sait, l’emploi est au cœur des difficultés de nombreux jeunes, comme cela a été exprimé lors des événements récents. Face à la précarité de l’emploi qui croit depuis des décennies, la réponse du gouvernement est en totale inéquation aux attentes des jeunes.

Cette nouvelle mesure soulève un légitime mécontentement ; les organisations de jeunesse, et les syndicats de salariés ont raison d’appeler à une forte mobilisation pour le rejet de ce « contrat Précarité Eternelle ». Les élus communistes de Dijon partagent cette colère et participeront à la réussite de la mobilisation. Ce soir, en proposant la création de sept postes contrats « d’Avenir » à la ville de Dijon (contrat à temps partiel, sans embauche définitive), nous proposons, afin de favoriser une réelle insertion professionnelle, d’affirmer dans le rapport soumis au vote, la pérennisation de ces emplois.






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