Quelle dynamique sociale et politique pour une alternative durable à gauche ?  du mercredi 8 février 2006.


 


FORUM DEPARTEMENTAL DU 30 OCTOBRE 2005

120 personnes « Quelle dynamique sociale et politique pour une alternative durable à gauche ? » Avec Patrice Cohen-Seat

Quelle suite à la victoire du 29 mai 2005 ? Le contexte. La droite la plus dure, elle veut une rupture et elle veut ratisser large (extrême droite au centre). Situation dangereuse qui peut aller vers un désastre social. A gauche : le peuple de France et de gauche a condamné la constitution européenne, le libéralisme. Mais aujourd’hui : il n’y a pas de projet alternatif donc risque de laisser repasser la droite en 2007. Il y a débat à gauche : « ré-inventer la gauche ? » et dans toutes les formations politiques de gauche.
-   rupture ou non avec le libéralisme
-   Il y a là une course de vitesse entre droite et gauche.

Le 29 mai : victoire de la gauche et du rassemblement (avec toutes les sensibilités) d’où l’idée que se rassembler pour gagner (et gagner) c’est possible ! Rassemblement qui interpelle toute la gauche, car le message c’est « Vous êtes dans l’incapacité de lutter efficacement contre le capitalisme, que vous soyez politique PCF, PS, LCR... syndicat ou associatif ; il faut vous mettre ensemble pour lutter contre le capitalisme ».

Le PCF pense qu’il faut le faire avec le peuple qui s’en mêle et pas seulement entre forces politiques ; derrière les positions pour le non (le 29 mai), il y a attente et exigence de l’élaboration d’une alternative politique. Donc, il faut s’interroger sur :
-   quel type de société on veut ?
-   comment y arriver ? et quelle politique mettre en œuvre ?
-   L’objectif : c’est déterminer les objectifs précis, examiner ce qui nous sépare, en essayant de dépasser les divergences. Ce n’est pas l’union de la gauche, pour l’union. C’est de faire participer les gens avant et pendant la mise en œuvre de la politique de gauche. Aussi, toutes les forces de gauche ont une lourde responsabilité.

Dans la discussion. Il y a besoin d’une alternative, c’est le message du 29 mai et non d’une alternance. Débat s’est instauré sur quel rassemblement, quelles forces politiques et quel électorat, il faut rassembler ? Quelques-uns pensent que le 29 mai (positionnement des forces politiques) a démarqué la droite de la gauche, en excluant le PS de ce rassemblement, et qu’il y aurait une nouvelle gauche à mettre en route (les exemples de l’Allemagne et de l’Italie ont été cités). D’autres ont exprimé :
-   qu’on ne peut comparer les situations politiques (de la gauche) de l’Allemagne, de l’Italie et de la France.
-   Que le PS n’est pas un bloc, il est hétérogène et son électorat aussi, il y a des positionnements divers (sur EDF, le SMIC ...) le PS, pour l’exercice du pouvoir, doit tenir compte du peuple ; le développement d’un mouvement populaire avec ses exigences peut faire aller de l’avant l’ensemble de la gauche.
-   Ne pas écarté ceux qui ont voté « oui » le 29 mai, s’ils sont d’accord pour changer de société, il ne faut pas figer les positionnements des uns et des autres, d’ailleurs un participant notait que le parti le plus « percuté » le 29 mai, c’est le PS.

Sur l’analyse du 29 mai et par rapport à la Constitution. Malgré le « non » majoritaire c’est le « oui » qui dirige, rester pragmatique devant le résultat du 29 mai, comprendre pourquoi on a gagné, par le contenu et le rassemblement : l’un sans l’autre, on ne gagne pas. La mise en concurrence entre les gens a été repoussée. Le sens citoyen s’est exprimé, il faut s’appuyer sur cette démarche de citoyenneté pour avancer.

Sur des propositions.
-  Les forums : avoir un cadre large pour les organiser, faire comprendre le « maillage » : local et national.
-  Montrer collectivement et à tous les endroits possibles qu’on est en colère.
-  Les médias : il nous faut porter l’exigence du pluralisme, et de l’information sur les débats politiques et dans la situation actuelle, être les acteurs de ces informations.
-  Il faut revenir sur les mesures de la droite, sur les privatisations aussi, sur les services publics : il faut défendre l’existant et aller plus loin ; service public de l’énergie, de l’eau, du logement. Ex : EDF : qu’est-ce qu’en pense les différentes forces politiques de gauche, les syndicats, les citoyens ?

-  Une autre « république » : 5e ou 6e, pas le débat, mais aller sur le contenu. Il faut changer les régles par l’expression plus forte de la citoyenneté.

-  La question des droits des salariés dans l’entreprise est primordiale, reconquérir la dignité, faire reculer la précarisation de l’emploi.

-  Par rapport à la constitution Européenne, il doit y avoir respect du vote du 29 mai, et donc il faut faire sauter l’article 88 de notre constitution.

Comment continuer, quelles propositions pour favoriser le plus large rassemblement ? et sur les échéances de 2007.

Le MRC propose de faire des Etats Généraux de la gauche dans chaque grande région. Pour les Verts : OK sur les outils, forums .... Mais il faut aller sur pour quoi faire, quels sont les dénominateurs communs afin de battre la droite ? (ex : énergie, culture, santé, éducation, eau...). La grande majorité des participants est d’accord pour co-organiser des forums par thème. A propos les échéances de 2007. Est précisé que le cadre législatif de l’élection présidentielle ne convient pas. Il ne faut pas chercher à « se compter » le soir de l’élection présidentielle, c’est « dépassé » Un participant (collectif Une Autre Europe) avance l’idée que dans 18 mois nous pouvons être à un début d’alternative, avec quelques propositions de programme de transformation sociale, et que pour les porter, il faut des candidatures unitaires (au moins aux législatives).

PCF, sur les candidatures : il faut le plus d’élus possibles, porteurs du projet de rupture avec la politique libérale et donc issus de la diversité du peuple de gauche. C’est le débat populaire qui peut trancher sur les perspectives et les stratégies. Pas de spontanéité mais il y a de la créativité. Si le peuple participe et se rassemble sur un projet politique (cela fera bouger toute la gauche) et ce sera la force du changement.






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