EN BOURGOGNE COMME EN FRANCE SAUVONS L’HOPITAL PUBLIC !  du vendredi 19 février 2010.


 


EN BOURGOGNE COMME EN FRANCE SAUVONS L’HOPITAL PUBLIC !

Déjà plus de 200 000 signatures sur la pétition pour défendre l’hôpital public ! Oui, l’hôpital public est menacé, pas par la mauvaise gestion, mais pour la rentabilité financière, que propose la réforme Bachelot : politique de réduction des coûts, regroupement en grands pôles hospitaliers publics-privés.

En Bourgogne, l’ARH (Agence Régionale Hospitalière) se félicite de la diminution des déficits des hôpitaux de la Région : il est passé de 32 millions à 22 millions, et le CHU de Dijon « retrouverait sa forme » d’après le titre d’un article dans la presse locale. A quels prix ? Un grand nombre d’hôpitaux (dont le CHU de Dijon) ont subi et subissent toujours un plan de retour à l’équilibre ; c’est-à-dire la réduction des dépenses, notamment, réduction du personnel (350 postes pour l’instant), réorganisation du travail et suppressions de services... C’est d’ailleurs pour ces raisons que les agents hospitaliers se sont mobilisés ces derniers temps, et que les usagers et salariés comme à Decize, à Châtillon sur Seine, ont manifesté contre les fermetures de leur maternité. Si le CHU de Dijon, accueille plus de patients (progression de 5 % en 2009 des actes effectués), il faudrait alors plus de personnel pour bien les soigner, et non pas comme le prétend le directeur de l’ARH, retrouver un équilibre financier, donc réduire les dépenses en personnels et en services « pour offrir aux patients des soins de qualité ». Ce dont l’hôpital public souffre, c’est d’un manque de moyens financiers, de recettes ! De l’argent il y en a, des milliards ont été mobilisés pour sauver les banques, qui se remettent à spéculer et à exiger de l’Etat Français comme des autres états européens (Grèce, Roumanie, Espagne, Portugal Italie ...), des réductions des dépenses publiques. C’est le cercle vicieux du système capitaliste. De l’argent il y en a pour payer grassement les laboratoires pharmaceutiques pour des vaccins inutilisés (H1N1) ; par exemple Sanofi-Aventis a reçu 500 millions, au niveau mondial mais veut supprimer 3000 emplois en France ! Il faut savoir qu’au CHU, le montant des intérêts d’emprunts versés aux banques pour la construction de Bocage central est, fin 2009, de 22 millions d’euros ! A Dijon, la Générale de Santé qui distribue des milliers d’euros de dividendes à ses actionnaires a les moyens de construire une nouvelle clinique super moderne...pour encore plus concurrencer le CHU. Pourquoi, ne pas taxer les cliniques privées qui font des profits sur les usagers (et la sécurité sociale) afin d’ abonder un fonds pour la santé publique ? Alors oui, en Bourgogne, comme partout en France, les communistes lancent un appel pour sauver l’hôpital public et pour solliciter un réel débat public sur ce sujet : quels besoins en Bourgogne pour la santé publique, et quels moyens pour l’hôpital public, seul garant d’un système de santé pour tous ?

Commission Santé et Protection Sociale Du PCF Côte D’OR. Dijon, le 16/02/2010






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