Déclaration de Isabelle Graptin, conseillière municipale à Chenôve, pour le groupe des élu(e)s communistes et républicain(e)s  du lundi 27 mars 2006.

Publiée dans le bulletin municipal : "la Lettre d’Information - Chenôve - mars 2006"
 


Lutter, se révolter, se mobiliser

Devant l’avalanche de superprofits annoncés par les grands groupes français, a-t-on le droit de s’indigner, de questionner l’ordre du monde, de se demander si finalement tout cela ne fonctionne pas en dépit du bon sens ?

Les 12 milliards d’euros de bénéfice de Total, où les salariés reconnaissants se prosterneraient devant le dieu argent. Quand l’un s’agace d’une entreprise annonçant d’aussi bons résultats doivent dans notre pays "affronter la tempête", l’autre nous rappelle cette évidence : "En économie de marché, le profit est vital". Et si le profit est bon, pourquoi se plaindre de le voir s’accumuler ? Le patron de Total met les points sur les i : "Il faut savoir ce que l’on veut. Nous sommes dans un jeu mondial, il faut accepter le jeu. Ces profits, je les assume".

Mais dans ce "jeu mondial", de cette loi de l’évidence, parlons-en. Les profits du CAC 40 devraient en 2005 exploser le record des 65 milliards d’euros de l’an passé. Les compteurs pourraient franchir la barre des 80 milliards d’euros, en hausse de 20% ! Ou quels signes positifs ces résultats envoient-ils à notre pays ? Dans tous ces groupes, ex : France Télécom = +100% bénéfices, emploi = -17000, le seul critère de bonne santé s’appelle rentabilité. Tous les gains de productivité lié aux nouvelles technologies, au meilleur travail des hommes lui sont sacrifiés. Pour les salariés, l’addition se paie cher : licenciements, précarité, surexploitation, mise en concurrence, blocage des salaires et dernièrement, la fusion annonçée de Suez et GDF s’inscrit dans cette spirale infernalede la privatisation, la jungle économique, et la perte de contrôle de la puissance publique sur un service public essentiel, une mise en concurrence aggravée de EDF et de GDF alors que tout appelle leur rapprochement et leur coopération pour répondre aux bésoins du pays, des populations et d’un aménagement harmonieux du territoire.

Et parce que cela ne suffit pas, la directive sur les services de l’Union européenne dite Bolkestein destine à transformer le marché commun en un marché prédateur.

En son temps, Albert Einstein critiqua ce qu’était ce marché prédateur : "La concurrence sans freins conduit à un gaspillage de la main-d’oeuvre at à une paralysie de la conscience sociale de l’individu".

L’Europe court le risque de perdre tout ce qu’elle avait gagné en matière sociale, démocratique et écologique et de relations entre les genres.

Et le gouvernement français imprime de sa marque libérale la précarité généralisée, en exemple, le CPE ; mesure d’une gravité exceptionnelle pour les jeunes. Il constituerait la pièce maîtresse de ce qu’il faut bien appeler la destruction pure et simple du code du travail.

Le Parti communiste français propose une grande réforme progressiste du code du travail visant une sécurité d’emploi, de formation et de revenu pour chacune et chacun. Au lieu de la baisse du coût du travail, nous proposons de transformer la gestion des entreprises et de s’en donner les moyens. Les entreprises doivent être responsabilisées socialement. Le crédit et la fiscalité doivent servir à cela.

Avec de nouvelles lois, de nouveaux droits et de nouveaux pouvoirs d’intervention des saliérié-e-s et de nouvelles institutions publiques, tout cela est possible !

Les élu-e-s communistes et républicains s’associent à la mobilisation pour réussir à élargir le front de la riposte et d’ouvrir d’autres perspectives d’avenir.

Isabelle GRAPTIN

Pour le groupe des élu-e-s communistes et républicains.




Document(s) joint(s) :


Propositions des communistes face au CPE
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